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Cycle d'études 2015-2016 - les travaux des pôles - Arras -  "les mutations climatiques en Hauts de France: un enjeu stratégique"

 

 

SOMMAIRE

-          Préambule

-          1 Le Réchauffement

  • 1-1 Historique
  • 1-2Risque encouru par la montée des eaux et propositions
  • 1-3 Impacts et propositions dans les différents domaines
    • 1-3-1 L’agriculture
    • 1-3-2 La démographie
    • 1-3-3 L’urbanisation
    • 1-3-4 La santé
    • 1-3-5 L’économie
    • 1-3-6 Les perspectives

-          2 Le refroidissement

  • 2-1 Historique
  • 2-2 Risques encourus et propositions
    • 2-2-1 La démographie
    • 2-2-2 L’agriculture
    • 2-2-3 L’urbanisation
    • 2-2-4 La santé
    • 2-2-5 L’économie

-          3 Conclusion

-         

 

 

Annexes :-

-          Exemple de panneau de communication destiné au public

-          Rapport de la chambre d’agriculture du Nord Pas de Calais (04 / 2016)

 

 cartehautsdefrance

 

 

 

L’actualité nous a incités à se diriger vers un sujet plus près de notre environnement climatique régional pour en assurer son avenir.

Il est certain que le concept d’espace climatique est contesté par certains scientifiques. Mais les mutations climatiques ont toujours existé et aujourd’hui on constate une accélération liée à la destruction partielle de la couche d’ozone. L’exploitation du pétrole, du gaz et du charbon représentent 80% des émissions de CO² mondiales et 67% des gaz à effet de serre.

Le climat a changé différemment selon les régions du monde il faudra donc intégrer dans notre réflexion la notion de variabilité du climat et proposer en conséquence les mesures nécessaires pour que la société s’adapte.

La défense civile des personnes et des biens entre dans l'esprit de défense. Notre étude se dirigera vers les conséquences humaines, géographiques, économiques politiques mais surtout vers des propositions raisonnables pour endiguer les phénomènes dus au réchauffement ou au refroidissement ; deux possibilités pour notre région,

-          Qui peut agir  devant ces changements climatiques ? :

Les Préfets, le Président du Conseil Régional, les Présidents des conseils départementaux, les Maires, les élus locaux, les associations, les habitants et en règle générale chacun d’entre nous.

-          Comment peut-on faire face ? :

Les départements du Nord et du Pas-de-Calais et sans doute la région Picarde, qui y sera incluse, ont choisi la mise en place des préceptes de Jeremy Rifkin. Ce rapport est tout à fait dans la ligne des préconisations pour contenir les hausses de température de nature humaine. Soit : baisser drastiquement notre consommation d'énergie et sortir des combustibles fossiles en pénalisant le carbone.

-          Quels sont les secteurs concernés quel que soit le scénario ? :

Les populations impactées, la gestion de l’eau, la santé, l’agriculture, l’urbanisation, l’industrie…

-          Quels sont les principaux lieux vulnérables ? :

Outre la proximité du Benelux, de l’Allemagne et de la Grande Bretagne qui seront aussi concernés par la montée des eaux ; les lieux sensibles dans notre région sont :

-           La centrale nucléaire de Gravelines,

-           Le port de Dunkerque qui reçoit des super tankers et où se trouve les terminaux pétroliers et gaziers,

-           Le port de Calais qui assure les transports maritimes transmanche,

-           Le tunnel sous la Manche,

-           Les établissements hospitaliers situés à proximité des côtes

-           Le détroit du Pas de Calais qui va devenir de plus en plus stratégique avec l’ouverture de la route de l’Arctique à la navigation commerciale; augmentant ainsi les risques de collision et de pollution,

-           Les côtes qui subissent l’érosion telles les falaises des caps Gris Nez et Blanc Nez,

-           Les estuaires de la Canche et de l’AA.

1-   Le Réchauffement

Le réchauffement climatique pourrait être profitable à notre région au détriment de la montagne qui aura de gros problèmes d’enneigement des stations de sports d'hiver et du Sud où la chaleur sera insupportable, ce qui amènera les populations à venir dans le Nord.

C’est un enjeu stratégique à long terme pour le développement économique et touristique de notre région mais nous serions également  concernés par la  montée des eaux et l’afflux des  précipitations.

Le niveau de la mer du Nord devrait monter de 1.3 mètre d’ici 2100 et de 4 mètres d’ici 2200.

En France d’autres exemples : Sainte-Marie de la mer se changerait en presqu’ile. Soulac, Lacanau ou Biscarosse vont devoir déménager pour ne pas disparaître.

1-1   Historique

L’histoire nous montre qu’il faut s’adapter au réchauffement et non vouloir que rien ne change. Il faut se rappeler que sous l’empire romain la mer remontait jusqu’à Montreuil sur Mer (45m d’altitude) et que sous Charlemagne, Saint-Omer était un port alors que la Flandre maritime et une partie du Calaisis sont encore sous les eaux de la mer du Nord.

Le risque de la montée des eaux est bien réel avec la fonte des glaciers sur le Groenland et les pôles. Toute la vallée de l’Aa est concernée il faut noter que l’Audomarois et la Flandre sont composés  de watergangs de wateringues (canaux de drainage des eaux des polders et des prairies situés sous le niveau de la mer). Observons qu’à Arques il y a 7 écluses.

Souvenons-nous des inondations de la Hollande. L’inondation causée par la mer du Nord en 1953 est une catastrophe naturelle survenue dans le sud-ouest des Pays-Bas la nuit du 31 janvier au 1 er février 1953. Les vents et une violente dépression ont causé un rehaussement exceptionnel du niveau de la mer le long de la côte des Pays-Bas. Les conséquences de ce raz-de-marée furent désastreuses : plus de 1 800 morts, 70 000 personnes évacuées, 160 000 hectares de terres inondées, 200 000 têtes de bétail noyées, et beaucoup de bâtiments détruits ou endommagés. À la suite de cette submersion marine, la construction d'un réseau renforcé de digues a été entreprise le long de la côte de la mer du Nord. Ainsi, la barrière de protection constituée de deux brise-lames pivotants dont chaque bras mesure la taille de la tour Eiffel qui protège le port de Rotterdam contre les marées a été conçue en 1986.

1-2     Risque encouru par la montée des eaux et propositions

Dans les wateringues et les watergangs les inondations sont déjà existantes mais seront accentuées par l'élévation du niveau de la mer.

Actuellement dans ce territoire  il n'y a plus d'entretien, les fossés ne sont plus curés car selon les écologistes cela détruit la flore et la faune (batraciens). L'eau  ne s’écoule déjà plus facilement vers la mer et même les peupliers qui ont besoin de beaucoup d'eau ne peuvent plus absorber. L’augmentation des précipitations et du niveau de la mer aggravera sérieusement la situation.

Les pistes de réflexion :

- Soit nous ne faisons rien,  étant donné que c'est l'endroit le plus vulnérable, il va y avoir submersion.  Donc il va falloir évacuer 450 000 personnes et déplacer l'outil de production.

- Soit on fait des travaux de protection (digues, canaux d'évacuation, etc...) mais cela va coûter très cher. Or il n'y a plus d'argent. C'est déjà le problème des wateringues : les pompes ne marchent presque plus, mais personne ne veut payer pour l'entretien de ce réseau. C’est là une responsabilité majeure de nos sociétés !

-Soit on met des éoliennes comme  jadis on installait des moulins à vent aux Pays-Bas pour évacuer l'eau.

- Soit on s’attache dès maintenant à limiter les dégâts en invitant le secteur agricole à minorer les émissions de gaz à effet de serre (voir en annexe le rapport de la chambre régionale d’agriculture) et en incitant les industriels et les ménages à appliquer les recommandations de la COP 21.

1-3 Impacts et propositions dans les différents domaines

1-3-1 L’agriculture

Une disparition des terres sous l’eau entrainera une diminution de la production de pommes de terre, de betteraves sucrières et de cultures maraîchères. Cependant il faudra trouver des solutions pour nourrir la population afin d’éviter des soulèvements ; car n'oublions pas que le manque de pain est une des causes de la Révolution Française et plus récemment celui de la révolte contre la faim en Egypte et en Tunisie. Il sera également nécessaire de se poser la question sur les goûts et le comportement nutritionnel de la population pour déterminer les priorités entre culture et élevage. Car est-il normal de donner 3 à 4 kg de céréales par jour aux animaux quand l’espace pour nourrir les hommes vient à manquer.

A terme ne devrions-nous pas recourir à une augmentation de la production sans en altérer la qualité ni détériorer la santé de la population en innovant pour substituer les produits chimiques.

La disparition d’une partie du territoire submergé et le réchauffement impactera aussi :

-  La filière forestière. Rappelons que les forêts sont les meilleurs absorbeurs de CO² qui est un gaz à effet de serre. Or les forêts sont attaquées sous les actions du réchauffement climatique, des conditions hydriques, et de la pollution. Il y a déjà un gros problème pour les frênes et les châtaigniers seront touchés. L’urgence est la reforestation avec des essences appropriées. Les arbres « pompent » beaucoup d'eau et permettent de diminuer le risque d'inondation.

- L’eau : La montée de la mer entraînera la salinisation des nappes phréatiques. L'augmentation des périodes de sécheresse et la diminution de la pluviométrie auront des impacts sur les débits de circulation d'eau et sur la qualité de l'eau Ce sont des handicaps supplémentaires à la situation actuelle.

La Communauté Européenne pousse la France à faire des efforts en matière de gestion de l’eau. L’agriculture y participe grâce aux subventions de la PAC données sous conditions.

- Les zones humides : Elles sont riches en biodiversité et vulnérables face à l'évolution des  températures et des conditions hydriques.

-   Le milieu halieutique : La modification climatique aura une influence sur la biodiversité des océans. Le réchauffement fait qu’ils s’acidifient, d’où disparition de certaines espèces de poisson et diminution du volume de ces derniers. En 2050 il y aura moins de poissons à pêcher selon le programme des Nations Unies pour l’environnement. Pour cela, il faut prôner l’extension des aires marines protégées (AMP) qui créent des emplois, génèrent de la valeur ajoutée, (ex le port marin de Port-Cros) restaurent le milieu naturel et ses chaines alimentaires. Pourquoi pas des aires protégées transnationales.

Les mers du globe, même rendues fiévreuses ou dangereuses par la folie humaine, restent des espaces où l’on aime projeter ses rêves.

1-3-2 La démographie

Notre région est une des régions les plus peuplées de France avec ses 6 millions d’âmes dont 80% sont en zone urbanisé.

D'une manière générale le déplacement inter et intra-région des populations inondées posera un problème économique dans les autres territoires de notre pays. Pour cela il faudrait travailler à une justice sociale et à une indemnisation des personnes victimes du réchauffement.

Par ailleurs, l’exacerbation de la menace migratoire climatique des 10 pays qui sont les plus exposés aux mutations climatiques sont : le Tchad, le Bangladesh, le Niger, Haïti, la République Centrafricaine, le Soudan-Sud, le Soudan, le Nigéria, la Guinée-Bissau et la République démocratique du Congo. Soit 8 pays africains sur les 10 qui sont des anciennes colonies francophones ou anglophones proches de l'Europe. Ces migrations risquent de générer un choc des cultures avec un risque de conflits armés entre les sédentaires et les migrants. Il faut craindre une augmentation des situations comme celle de Calais.

1-3-3 L’urbanisation

La vulnérabilité des constructions existantes (logements, infrastructures) est consécutive à l'apparition de tassements différentiels pouvant occasionner des dégâts, en particulier à celles dont les fondations sont superficielles. Le phénomène de retrait / gonflement des argiles est un risque lié aux variations d'humidité des sols à dominante argileuse. Les argiles jouent un rôle d'éponge : elles se gonflent dans la période pluvieuse et se rétractent lors des périodes de sécheresse. Cet aléa est particulièrement important dans le Nord-Pas-de-Calais et en nette augmentation depuis les années 1980.

Il serait indispensable d’établir une carte des futures zones inondables en tenant compte des  risques de submersion des sols argileux. La réactualisation  des plans d’urbanisme devra tenir compte de la limitation en superficie des terrains à bâtir pour donner la possibilité de reloger les personnes déplacées, de la répartition des emplacements des nouvelles énergies, des lieux de recyclage et stockage des déchets ménagers.

Pourquoi ne pas multiplier les projets d’habitat flottant ou sous-marin, solution à la montée des eaux et à la surpopulation des cités ?

1-3-4 La santé

Les populations seront vulnérables aux aléas de chaleur extrême en milieu urbain. Ce qui entraînera une surmortalité chez les personnes fragiles et chez les personnes à faible revenu habitant des logements mal ventilés.et mal isolés

Les établissements hospitaliers devront être réimplantés en zone sécurisée en fonction de la population restante et de leurs besoins en soins.

Le développement d’allergies, de virus et de maladies tropicales inconnues dans notre région est à craindre. Pour répondre à ces nouvelles pathologies, des unités spécialisées sont à prévoir dans les hôpitaux.

Les épisodes de chaleur extrême produisent davantage d'effets négatifs dans les grandes agglomérations car elles sont associées aux problèmes de pollutions atmosphériques liées à la qualité de l'air.

1-3-5 L’économie 

Les milieux d'affaires  s'inquiètent devant les coûts provoqués par les variations du climat. Il est à noter que les catastrophes naturelles dans le monde ont coûté environ 45 milliards de dollars aux assurances en 2013 et 35 milliards en 2014.

Une prise de conscience émerge dans les très grosses entreprises face aux menaces que fait peser le changement climatique. Certaines multinationales commencent à évaluer leurs vulnérabilités sur leurs opérations ou sur leur chaîne d'approvisionnement.

Les PME de la région ne se projettent pas dans le long terme sur la question du changement climatique et ses conséquences sur leur production. Leur préoccupation première est de se développer ou de survivre face à une concurrence exacerbée. Pourtant les dirigeants sont particulièrement concernés par les infrastructures routières et ferroviaires, l'accès à l'électricité, à l'eau, etc.

1-3-6 Les perspectives

-          Les technologies nouvelles :

Il existe des technologies permettant de réduire le réchauffement mais il faudrait vaincre les résistances des politiques à les faire appliquer par peur des réactions des ONG  qui vont bouger et critiquer les décisions à prendre.

Quelques exemples :

- premièrement la fermentation entérique issue de l’élevage bovin dont le lisier produit beaucoup de méthane peut rendre autonome en énergie les exploitations grâce à un procédé de méthanisation.

- deuxièmement, une technologie génétique inoculée dans l’alimentation des porcs bretons diminue le méthane dans le lisier.

- troisièmement le rapport RIFKIN  préconise une révolution industrielle s'appuyant sur cinq  axes :

-           le développement des énergies renouvelables à grande échelle,

-            la généralisation des énergies renouvelables dans chaque bâtiment pour qu'il puisse se transformer en mini-centrale électrique,

-                       le déploiement des techniques de stockage de l'énergie dans chaque bâtiment et infrastructure,

-           l'utilisation de la technologie de l'internet pour transformer le réseau électrique en système intelligent de distribution décentralisée de l'énergie,

-           la transformation de la flotte de transport en véhicules électriques rechargeables.

-           Les phénomènes naturels imprévisibles :

C’est l'exemple de l'abbaye de Maillezais en Vendée. Au Moyen-Age, vers l'an mil, les moines se réveillent après un grand bruit. Ils se lèvent dans la nuit et ne voient plus la mer. Brusquement celle-ci s'est retirée. Il y a eu aspiration. C'est le contraire d'un tsunami. Les moines marcheront longtemps avant de retrouver la mer.

-           Les biotechnologies :

Les biotechnologies offrent la possibilité de ramener la production au plus près des centres habités (agriculture urbaine) et des lieux de consommation. Là encore les contradictions entre le développement scientifique et les politiques sont permanentes et totales.

-          Impact des autres politiques

Il faut aussi regarder dans les autres coins du monde afin de s’inspirer de ce qui a marché.

Il serait aussi judicieux d’adapter les différents plans préfectoraux (ORSEC, évacuation…) afin de faire face aux catastrophes qui risquent, avec ces mutations climatiques, d’être d’une ampleur sans aucune mesure avec celles connues jusqu’à maintenant.

2-   Le refroidissement

Il y a 8 200 ans un refroidissement s’est produit, vraisemblablement par un arrêt du Gulf Stream. Au Moyen Age, on a également noté un « petit âge glaciaire » dû à un ralentissement du Gulf Stream et caractérisé par des hivers très rigoureux.

Le Gulf Stream, appelé scientifiquement le pourvoyeur thermo haline de l’Atlantique Nord, n’a cessé de ralentir depuis 40 ans et de manière beaucoup plus importante depuis 10 ans. Il a donc en tout diminué de 20 %.

La « Revue Américaine » dénonce pour 2020 les premiers signes du détournement du Gulf Stream avec donc un affaiblissement de celui-ci. Certains climatologues pensent que le changement climatique pourrait se concrétiser, chez nous, par un climat plus froid à cause de la disparition du Gulf Stream. En réalité on ignore l'influence que pourrait avoir celui-ci et nous pourrons sûrement faire face à des évolutions étalées sur plusieurs générations

-          2-1 Historique 

Les grands conflits de l'Histoire qui ont pour origine les grands froids frappant le nord et l’est de la planète, nous rappellent les hostilités entre les sédentaires et les nomades. Les Vikings, les Germains, les Francs, les Mongols recherchant des terres moins hostiles ont provoqué et gagné des guerres au détriment des habitants installés.

-          2-2 Risques encourus et propositions

Il y a deux types de froid. Le froid neigeux comme au Canada et le froid non neigeux comme en Russie pour lesquels, il conviendra de déterminer quelles vont être les conséquences économiques, sociales et militaires.

-          2-2-1 La démographie

Si on ne peut plus cultiver les terres gelées, l'alimentation locale des populations ne sera plus assurée, il y aura de ce fait des flux migratoires.

Le problème c'est que l'on est beaucoup plus nombreux qu'il y a 100 ou 200 ans.

En cas de refroidissement des Hauts de France, ce sont 6 millions de personnes qui descendraient vers le Sud et non plus simplement une partie de la population régionale inondée en cas de réchauffement. On peut donc imaginer l’émergence de conflits civils.

                   2-2-2 L’agriculture

Dans l’hypothèse d’un refroidissement, notre région, devra s’adapter à un climat sans doute analogue à celui du Canada avec de courtes périodes végétatives. Le génie génétique devra donc évoluer.

2-2-3 L’urbanisation

Dans les zones limitrophes où la température sera acceptable, les logements  devront être plus isolés et plus concentrés pour économiser le transport des énergies. On peut imaginer une ville souterraine avec des magasins en sous-sol comme à Montréal au Canada.

En Sibérie la ville de YAKUTSK, où la température moyenne l'hiver est de -40° C (avec un record à -64°C), compte 270 000 habitants. Dans cette ville la plus froide du monde, des passages souterrains existent afin que les gens puissent circuler à l'abri du froid excessif ; le fleuve Léna est doté de panneaux de signalisation pour l’hiver où le fleuve devient une autoroute à 6 voies pour tous les véhicules.

Les transports routiers devront s’adapter au grand froid. En Russie, pour faire face aux températures sibériennes il existe des infrastructures exceptionnelles dont il faudra s'inspirer. Exemple : l'hiver les moteurs ne sont jamais arrêtés sauf s'ils se trouvent près d'une source apportant de la chaleur

2-2-4  La santé 

Une exposition au froid intense peut entraîner un risque important pour la santé.

Certaines personnes risquent davantage de souffrir de gelures et d'hypothermie comme les sans-abri, les travailleurs en extérieur, les personnes habitant des maisons mal isolées, les personnes atteintes de certains problèmes médicaux, les nourrissons, les personnes âgées. Pour combattre et s'adapter au froid les gens s’habilleront en conséquence, la recherche devra se focaliser sur des tissus adaptés.

La sécurité des personnes peut aussi être affectée par le froid. Le froid intense diminue les habiletés manuelles et mentales et peut donc entraîner un manque de coordination, une réduction de la vigilance et de la dextérité et ainsi augmenter le risque d’accident

Pour continuer à répondre aux besoins de santé publique, le nombre et l’emplacement des établissements hospitaliers devront être étudiés

2-2-5  L’économie

Il y aura des mutations économiques pour s'adapter à cette nouvelle donne :

- Les industriels devront s’intéresser au développement des nouveaux matériaux et matériels pour l’isolation des maisons

- Les transports maritimes se trouveront perturbés comme en Russie où les équipages sont bloqués pendant 5 mois. L’acquisition de brise-glace sera nécessaire. Les routes maritimes seront modifiées, de nouveaux ports verront le jour.

- Les besoins en énergie seront amplifiés pour faire face au froid. Il faut envisager la reconstruction des infrastructures devenues inopérantes sous le gel. (Lieu des nouvelles implantations, stockage et transport de l’énergie)

- Le réseau filaire téléphonique sera à revoir et pourra être substitué par le réseau satellitaire à redimensionner.

– L’armée devra anticiper les nouvelles conditions atmosphériques pour continuer à assurer la sécurité des personnes et des biens. Pour l’habillement des militaires, des tests sont faits sur des tissus industriels, notamment les nouveaux textiles qui sont déjà à l’étude à l'école de Roubaix. Pour les armes, leur emploi sans lubrifiant résoudra les problèmes du gel.

3-   Conclusion

Il paraît vraisemblable que Le changement climatique se fera sur une période longue et il est très difficile, aujourd'hui, de dire comment le climat va évoluer. Il faudra compléter nos connaissances et surveiller étroitement les modifications de notre environnement. Pour cela une réflexion est à mener par des commissions permanentes et évolutives regroupant différents partenaires.

Des instruments de mesure agréés et adaptés seront à améliorer et à développer continuellement pour fiabiliser les résultats. Tel un architecte surveillant une cathédrale qui se fissure, des témoins doivent être posés pour en mesurer la progression de cette problématique.

A partir des résultats des commissions, une estimation des coûts et une budgétisation sera à mettre en place. Il est évident que des orientations politiques interviendront dans les choix.

Il faut avant tout convaincre les élus de notre région en leur donnant des informations objectives et incontestables pour les impliquer. Il faut aussi communiquer vers toutes les couches de population sans affoler l’opinion publique (exemple en annexe).

Il convient de les informer d'une double évolution possible :

-          d'une part un réchauffement très fort avec des étés beaucoup plus chauds entrainant des inondations dues à la montée du niveau de la mer et une pluviométrie élevée.

-          d'autre part un refroidissement lié aux modifications des courants marins qui pourrait nous amener à une glaciation ou un enneigement important ou un climat froid soit à l’image du Québec soit de la Russie.

Il convient, également, de leur faire prendre conscience que le manque d’entretien des canaux, gênant l’afflux vers la mer accélère la montée des eaux. Un effort de coordination de la part des différents services gestionnaires des wateringues en Flandre maritime est indispensable, afin d’éviter une dispersion préjudiciable aux actions à mener.

Dans les différents scénarios, des mouvements de population sont prévus et les conséquences seront similaires. Que ferons-nous des personnes déplacées ?

Des plans d’urbanisme et préfectoraux avec cartes détaillées seront à faire évoluer constamment en prenant en compte le résultat des commissions.

De notre point de vue, il faudra répondre aux problématiques suivantes :

Comment relever le défi de nourrir les populations bien que les zones de culture seront diminuées ?

Comment réagirons-nous ?

Comment nous adapterons nous ?

Comment définir une justice sociale pour éviter les débordements des peuples les plus touchés

L’avenir est ce que nous en ferons, on ne peut rien contre la nature mais en faisant chacun un petit effort on peut reculer l’échéance. Rien n’est impossible, il faut prévoir pour s'adapter aux nouvelles menaces qui s'annoncent. C’est de notre responsabilité !

La clé dans tous les domaines c'est qu’il faut mettre en place une vraie politique d’entretien du territoire, une politique d’innovation et une communication efficiente.

Les participants à l’élaboration du rapport pour le pôle IHEDN d’Arras sont :

Acquistapace Emilie, Arrignon Jean-Pierre, Berquier Christian, Carpentier Robert, Comble Paul-Gilbert, Dambrine Pierre-Yves, Deguffroy Thomas, Dubois Alain, Fardel Pierre,  Hallender Michel, Le Moine Loic, Lebrun Albert, Montécot Francis, Payen Christophe, Philippon Jean-Paul, Ronfort Jacques, Roussel Jean Pierre, Vitté Jean.

 

 

 

Annexes :-

-          Exemple de panneau de communication destiné au public

-          Rapport de la chambre d’agriculture du Nord Pas de Calais (04 / 2016)